Fermeture de la chirurgie dès le 10/04/2013 ?

· La direction du CHAM a décidé de fermer la chirurgie dès le 10 avril 2013 à Moûtiers, soit bien avant la fin de la saison de ski !

· Nous n’avons aucune nouvelle du comité de pilotage qui devait travailler sur une autre organisation des 3 hôpitaux de Tarentaise !

· La fusion des centres hospitaliers d’Albertville et de Moûtiers en 2005 était conditionnée au maintien de tous les services dans l’attente d’un nouvel hôpital!

RASSEMBLEMENT DEVANT L’HÔPITAL DE MOÛTIERS
Mardi 26 Mars 2013 à 10h

à l’occasion de la visite de l’hôpital par le Préfet
Nous lui remettrons les 20 motions votées par les communes, et les 2000 premières signatures de la pétition :

« L’hôpital de Moûtiers, situé au pied du plus grand domaine skiable du monde, est menacé. Seule la mobilisation de tous peut le sauver.
NOUS DEMANDONS :
* Le maintien à Moûtiers d’un hôpital de proximité avec des services d’URGENCES et son SMUR, de CHIRURGIE, de MEDECINE, ouverts TOUTE L’ANNEE
* Le rétablissement de tous les services du centre hospitalier de Moûtiers, notamment la chirurgie, dès la fin de la période hivernale 2012-2013 »
VENEZ NOMBREUX LE MARDI 26 MARS 2013 DEVANT L’HÔPITAL DE MOÛTIERS.

Source : Page Facebook du collectif

Témoignage de Francis Vicari

Je suis rentré hier d’un séjour aux Ménuires. Lors de sa dernière après-midi de ski, ma fille de sept ans à fait une mauvaise chute qui lui a valu une entorse.
Un bref passage à l’hôpital de Moutiers samedi matin nous a permis de constater la qualité de l’accueil et des soins prodigués, par le personnel de cet établissement,et je profite de cette occasion pour leur adresser tous mes remerciements.

Il nous a aussi permis de constater combien il est important pour une ville au cœur d’une région vouée aux sports de montagne de disposer d’un tel équipement et d’équipes médicales expérimentées sur les lieux même. On n’imaginerait pas un instant fermer la gare (encore que…) alors pourquoi l’hôpital ?
C’est nuire à toute une région et à son activité.

Je me joins à vous tous pour demander que l’avenir de l’hôpital de Moutiers soit assuré.

Francis

Témoignage de Frédéric Maire

J’ai eu l’occasion hier 23 février de discuter en gare de Moutiers avec une représentante du Collectif.

Français résident en Grande-Bretagne, je viens depuis des années skier sur le domaine des 3 Vallées avec ma famille. Je soutiens le maintien de l’Hôpital de Moutiers, sa fermeture pouvant conduire à de graves conséquences ECONOMIQUES.

Je pense que l’hôpital de Moutiers est non seulement un service public de proximité indispensable pour la population locale, mais aussi et surtout un atout et un critère d’attractivité pour le domaine des 3 Vallées. En effet, l’existence d’un hôpital disposant d’un service d’urgence et de chirurgie est capital pour un domaine skiable qui attire une clientèle nombreuse et internationale (Britanniques, Russes, Asiatiques etc…). Cela fait partie du « package » dans les critères de sélections par les tour operators (sécurité des clients).

Le domaine des 3 Vallées est en concurrence avec des domaines étrangers (Suisses, notamment) pour attirer la clientèle « haute contribution ». Le domaine des 3 Vallées est un des « poumons économiques » régionaux, et une « marque »: Courchevel et Méribel figurent au petit nombre des stations de ski françaises de classe internationale. La concurrence (Verbier, Gstaadt, St Moritz, Courmayeur…) pourrait trouver vis-à-vis de la clientèle internationale, de la presse spécialisée, des « tours operators », et des prescripteurs (compagnies d’assurances notamment – et leur avis compte!) un argument pour démontrer le déclassement du domaine des 3 Vallées: « un beau domaine certes, mais une infrastructure médicale digne d’un pays du Tiers Monde!!! ».

Certes, un technocrate ministériel pourra toujours justifier la fermeture le l’Hôpital de Moutiers par la « proximité » avec Alberville… quand la météo permet une rotation rapide en hélicoptère… et encore. Il y a en médecine d’urgence la règle des « golden 60 minutes », la rapidité de prise en charge permettant de sauver un patient. L’argument pourra paraître cynique, mais il est malheureusement bien réel: qu’un touriste étranger décède faute de soins rapides car l’hôpital de Moutiers aura fermé, et les conséquences économiques seront lourdes !

D’un point de vue pratique, je pense que les argument du Collectif sont valides mais que sur le plan de l’action, il est primordial d’avoir le soutien des acteurs économiques (S3V, tours operators, groupe hoteliers et gérants de résidences de tourisme, ESF, chambre de commerce, restaurateurs) ainsi que le ministère de tutuelle du tourisme. Cela compte, dans les faits, plus que le poids des élus.

La France a un déficit commercial de 70 milliards d’Euros et une croissance nulle, le tourisme est l’un des seuls fleurons qui nous restent. Pour résumer, fermer l’hôpital de Moutiers c’est affaiblir le plus grands domaine skiable d’Europe, qui génère des emplois directs et indus, et des entrés de devises.

Bon courage.

Bien cordialement

Frédéric Maire

Le rapport de la cours des comptes 2013 évoque les restructurations hospitalières

Dans le rapport public de 2013 de la Cour des Comptes, on peut lire dans une réponse du Directeur Général de l’ARS RHÔNE-ALPES, une note sur l’éloignement et la difficulté d’encombrement des routes :

« S’agissant de la distance de 30 kilomètres qui séparent les trois
établissements concernés, il convient toutefois de noter qu’il est nécessaire, pour bien apprécier cette situation, de prendre en considération le fait, d’une part, que ces établissements sont situés en zones de montagne (les données climatiques doivent être prises en compte) et, d’autre part, que les variations de populations sont particulièrement importantes (population multipliée par deux et encombrements des routes lors des fréquents « chassé-croisé » des
vacances)….. « .

Cela ne semble plus une préoccupation : quand les habitants s’inquiètent des urgences, l’ARS répond médecine et gériatrie ou même psychiatrie !! Cette surdité est dérangeante !!!

L’intégralité du rapport 2013 de la cours des comptes concernant les restructurations hospitalières :

2013-02-08-Cours-des-Comptes-2_1_2_restructurations_hospitalieres

Source : message posté sur la page Facebook du collectif

Témoignage du Dr Auguste Jay

Ceci est le double du courrier adressé au Dr COSNIER

Cher Ami,

J’approuve ton initiative en faveur du maintien du service de médecine du CH de Moutiers,

Je soutiens l’idée de maintenir et d’optimiser tous les services actifs des hôpitaux périphériques et plus globalement de la Médecine de Proximité comprenant les services hospitaliers, les centres médicaux pluridisciplinaires bien équipés en matériels ,et des médecins et paramédicaux bien formés pour répondre aux besoins des populations éloignées des centres spécialisés, pour ainsi assurer la PDS qui déchargera ainsi les services des urgences.

Pour plaider auprès des décideurs et des instances supérieures le concept d’une médecine globale de proximité, il faudrait que se constitue un large consensus comprenant hospitaliers, médecins, paramédicaux, la population, les élus locaux, départementaux , régionaux, nationaux, chargés de garantir et promouvoir l’accès aux soins médicaux de manière égalitaire sur tout le territoire français.

Toute initiative personnelle est vouée à l’échec alors que tous ensemble nous aurions plus de poids pour nous faire entendre.

Alors sonnons le rassemblement,
Courage, Motivons nous et Avançons.

Amicalement

Dr Auguste Jay

Le Dauphiné Libéré (11/12/2012) : Le personnel des urgences appelle au secours

2012-12-11 - Le DL - Le personnel des urgences appelle au secours_édité

Retranscription (sous réserve d’erreurs) :

Le personnel des urgences appelle au secours

Ca va mal aux urgences du centre hospitalier Albertville-Moûtiers (CHAM). La décision de l’agence régionale de santé de renoncer à la construction d’un nouvel hôpital à la Bathie a fait « déborder le vase » !
Le personnel a décidé de se faire entendre.
De dire haut et fort ce qu’est le quotidien au service des urgences, et ce qu’il sera demain si rien n’est fait. Il dénonce « la dégradation des conditions d’accueil des patients, parallèlement à une augmentation régulière du nombre de passages ».
« Les bâtiments d’Albertville et Moûtiers datent de 1992. Les services des urgences sont sous-dimensionnés regrette le docteur Marc Haessevoots, chef du service. En 1992, les urgences d’Adlbertville recevaient 11 000 personnes par an. Le chiffre a quasi-doublé ». Pas les locaux.
Les infirmières pointent du doigt des salles de soin en nombre insuffisant, trop petites (9.8m² en moyenne, 15m² recommandés), pour certains soins, sans prise électrique… L’absence d’oxygène dans plus de 50% des salles. Et « l’atteinte permanente à la confidentialité des patients » qui attendent dans le couloir sur des brancards. « Tous les jours, on a le sentiment de ne pas pouvoir faire notre travail comme il le faut » commente amère, Sylvie Lévèque, infirmière à Albertville.

« Pas de fusion Albertville-Moûtiers sans reconstruction »

« C’est parfois à la limite de la salle commune » ajoute le médecin Philippe Bouchen-d’Homme. Avant que le chef de service ne mette le point final à cet inventaire inquiétant : « Il arrive même qu’on examine les personnes ou qu’on pose des perfusions en salle d’attente ».
Inquiétant, car si le personnel affirme avec passion faire du mieux possible, lui imagine le pire. « Je suis chef d’un service qui n’est pas aux normes. En cas de problème grave, je sera convoqué au tribunal. L’héroïsme, ca va un moment… »
Le personnel des urgences attadait depuis huit ans quel soit construit le nouvel hôpital et sa patience semble aujourd’hui à bout. Louhaine Bimet, infirmière aux urgences de Moûtiers, l’a constaté : « Depuis mon arrivée il y a huit ans, on nous fait miroiter ce nouvel hôpital. On a accepté de travailler dans ces conditions parce qu’on l’espérait. Aujourd’hui, on n’a rien et on va devoir faire avec des bouts de ficelle ».
Leur revendication est simple : « on ne veut pas de fusion d’Albertville et Moûtiers sans reconstruction ». Ils veulent des locaux rénovés et agrandis ou reconstruits ». Et si une nouvelle structure était construite à Albertville, ils estiment faudra aussi « organiser l’offre de soins à Moûtiers ».
Conscients que la France manque d’argent, ils refusent qu’on règle le problème, en disant que l’offre de soins actuelle est suffisante. A leurs yeux, la Tarentaise et ses montagnes qui font rêver le monde entier méritent un bien meilleur service de santé. « Quand on voit ce que le tourisme en station génère en ressources fiscales … » lance le docteur Christophe Laurence.

 

Le ministère de la santé considère qu’il faut 3,2 minutes pour aller d’Albertville à Césarches

Le chef des urgences Mars Haesevoots, le dit carrément « ça fait froid dans le dos !
Les ministères et l’agence régionale de santé (ARS) ne s’informent pas auprès des gens du terrain »
– Premier exemple évoqué : selon l’ARS, 30% des patients consultent aux urgences relèvent de la médecine générale.
L’une des solutions pour alléger le travail des urgences serait que ces gens soient effectivement traités pas les médecins de ville et de station.
« La réalité du terrain, réagit Marc Haesevoots, c’est que les médecins généralistes sont débordés. Que nombreux sont ceux qui vont prendre leur retraite et qui ne seront pas remplacés. Le conseil de l’ordre a tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps ! »
Aux urgences, on accueille donc bel et bien des patients qui relèvent de la médecine générale, mais c’est parce qu’ils n’ont pas pu aller ailleurs.
– Deuxième préconisation de l’ARS contestée par les urgentistes, la création de cabinets médicaux en station équipés de
cabinets de radiologie. « Cela existe depuis longtemps et cela fonctionne très bien. Mais là aussi, la pyramide des âges fait que nombre de ces cabinets vont perdre des médecins voire fermer dans les prochaines années »
– Troisième incohérence relevée par les urgentistes dans les notes du ministère de la santé, cette fois : l’objectif national étant d’atteindre 100% de la population à moins de trente minutes d’un SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation), des  évaluations de temps d’intervention ont été faites. « Le SMUR de Moûtiers est supposé rejoindre Saint-Martin-de-Belleville en 13,5 minutes !  » Il en faut au moins le double, voire le quadruple en hiver s’insurge le docteur Laurence. Ce document estime qu’un SMUR au départ d’Albertville pour le village de Césarches doit mettre 3,2 minutes. Cela impliquerait de rouler à plus de 110 km/h en ville puis sur une petite route de montagne »
– Dernier conseil : l’ARS conseille au CHAM de résoudre ses problèmes en développant la coopération régionale avec les hôpitaux voisins. « On le fait déjà commente le chef des urgences. En matière de traumatologie nous sommes un hôpital de niveau 2, comme Annecy ou Chambéry, mais sans avoir les mêmes moyens qu’eux. Quand les cas sont plus graves, les patients sont conduits à Genève, Lyon, ou Grenoble, classés de niveau 1 »

Bienvenue sur le site du Collectif pour l’Hôpital de Moûtiers

L’association « Collectif pour l’Hôpital de Moutiers » a été créée en décembre 2012, avec la préoccupation de la mise en danger de la population permanente et touristique du bassin de montagne de Moutiers, si les Services d’urgence et de chirurgie devaient être supprimés.

Vous trouverez sur ce site, l’ensemble des éléments de lutte de l’association et de ses membres face à l’administration.

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