Archives de catégorie : Du côté des autres collectifs

Les ruraux organisent la défense collective de leurs hôpitaux – L’Humanité (31/10/2018)

Suite à ce que l’on pourrait appeler “l’appel de Vierzon” (évènement qui a eu lieu le 23/10 dans la mairie de Vierzon, en présence de nombreux comités de défense des hôpitaux et des maternités, notre collectif de Moûtiers s’étant excusé de ne pas pouvoir s’y rendre), voici un article de  synthèse :

Article publié initialement sur L’Humanité et lisible en intégralité sur anti-k.org :

Alors que les députés commençaient à débattre du budget de la Sécurité sociale 2019, adopté hier après-midi, une trentaine de maires et de comités de défense ont lancé un appel en faveur des hôpitaux et maternités de territoire.

L’urgence gagnerait-elle nos campagnes ? Il n’a fallu que quelques jours à Nicolas Sansu, maire PCF de Vierzon (Cher), pour réunir une trentaine de maires et représentants de comités de défense d’hôpitaux et de maternités de proximité, le 23 octobre, au moment où débutait à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS), adopté hier par une majorité de députés. Et trois heures à peine pour mettre au point un appel à défendre les hôpitaux, fixer la date d’une journée nationale d’action, le 1er décembre, et décider d’organiser partout des référendums d’initiatives locales, le 27 janvier 2019. « Nous avons besoin de nous fédérer, d’autant que c’est une même politique qui condamne nos services hospitaliers, nos urgences, nos maternités. Le problème est national », a expliqué l’élu. À ses côtés, Annick Gombert, maire du Blanc, également élue de la grande région Centre-Val de Loire. Dans la salle de la mairie où se tient la réunion, personne n’ignore le sort réservé à la maternité de cette commune de l’Indre. Sa fermeture temporaire cet été. Puis confirmée début octobre. L’élue locale fulmine contre la ministre de la Santé. Agnès Buzyn a, en effet, déclaré la maternité « dangereuse », évoquant dans les médias « de très mauvaises pratiques ». Et encore plus depuis hier, après l’évacuation par la police, au petit matin, de l’établissement occupé par le collectif C’estpasdemainlaveille, suivi du déménagement à la hussarde de ses lits et de son matériel.

Fusionner, regrouper, le schéma se répète depuis vingt ans

« Avec l’argument économique – la pénurie de médecins –, celui de la sécurité est avancé presque systématiquement par les pouvoirs publics pour fermer, remarque Annick Gombert. Jusqu’alors, aucun accident n’avait été déploré ; or, depuis la fermeture, nous avons connu notre premier accouchement au bord de la nationale. » À Bernay (Eure), Agnès Buzyn a confirmé la fermeture de la maternité pour cette même raison sécuritaire…

À Vierzon, l’avenir de la maternité est également en jeu, de même que celui du service de pédiatrie, qui lui est adossé. On craint aussi pour la chirurgie. Là encore, on fulmine, au point de se mettre en danger : deux soignants sont en grève de la faim depuis deux jours. Le personnel est en grève illimitée depuis le 11 juin. Une intersyndicale est aux manettes. « On a laissé tomber nos différences et nos divergences. Et, finalement, nos étiquettes syndicales, pour montrer que nous sommes non seulement unis, mais déterminés face à une situation extrêmement grave », explique Pierre, manipulateur radio. Il est l’un de ceux qui, depuis presque un mois, vivent sous des tentes de camping, entre poules et lapins, sous les portraits d’Astérix, dans « le camp des Gaulois réfractaires aux réformes » installé à l’entrée de l’hôpital, le 18 septembre, jour de l’annonce du plan santé 2022 par Emmanuel Macron. « Nous voulons que notre hôpital conserve son plateau technique, pas d’un hôpital réduit à une activité de gériatrie. La population en a besoin ! » préviennent les soignants.

 

Fusionner, regrouper et, au passage, fermer des services, des lits, supprimer des postes, le schéma se répète depuis vingt ans et les lois Bachelot et Touraine à l’origine des groupements hospitaliers de territoire (GHT) et du financement des hôpitaux à l’activité (T2A). « On assiste à l’abandon de parties entières du territoire. À l’émergence de no man’s land sanitaires », expliquait Emmanuel Vigneron, géographe de la santé, dans un entretien à l’Humanité, le 26 avril. Premiers visés : les territoires ruraux ou à « géographie particulière », en montagne, comme dans le Jura où l’hôpital à Saint-Claude a vu ses services fondre les uns après les autres et où la mobilisation de la population, du personnel et des médecins se poursuit pour la réouverture de la maternité et le renforcement de la chirurgie. À Tours (Indre-et-Loire), le plan de restructuration du CHU raye de la carte trois établissements : l’hôpital pédiatrique, un Ehpad et une clinique psychiatrique. Dans le département de la Vienne, les fusions vont également bon train. Depuis le 1er janvier 2016, le centre hospitalier de Montmorillon est un pôle du CHU de Poitiers. L’hôpital de Loudun a, lui, rejoint le Groupe hospitalier Nord Vienne, qui vient d’annoncer sa fusion d’ici trois ans avec celui de Poitiers. En clair, un seul établissement survivra sur ce territoire de campagne.

Une cinquantaine de petites maternités seraient sur la sellette

Ce mouvement risque de s’accélérer avec le plan de « transformation du système de santé » du gouvernement. Comme cela a été le cas pour les maternités, les hôpitaux y sont classés en trois niveaux, en fonction de leurs capacités à prendre en charge les situations médicales plus ou moins complexes. Six cents hôpitaux locaux de proximité, de niveau 1, sans plateau technique, destinés à la prise en charge des personnes âgées et au suivi de certaines pathologies chroniques, devraient voir le jour d’ici à 2022 – il en existe 250 aujourd’hui. Les promoteurs de l’appel à défendre les hôpitaux de territoire craignent que leurs centres hospitaliers de proximité n’héritent de ce nouveau label qui les priverait de leurs services de chirurgie, d’obstétrique ou d’urgence. « Sans égalité d’accès aux soins dans nos territoires, il n’y a pas de pacte républicain possible. J’attends du gouvernement une attitude républicaine, sinon sa politique risque de nourrir des votes antirépublicains comme on le voit dans nombre de pays aujourd’hui », alerte Nicolas Sansu.

Une cinquantaine de petites maternités seraient sur la sellette, selon la maire du Blanc. La Drees en recensait 519 en 2016. Six auraient fermé leurs portes depuis ; 221 sont des maternités de type 1, les plus vulnérables puisque le nombre d’accouchements qui s’y déroulent ne cesse de diminuer au profit des établissements de type 2 et 3, plus médicalisés et surtout bénéficiaires du mouvement de concentration entamé dans les années 1970. Il est en revanche difficile de chiffrer le nombre de services, notamment de chirurgie ou de médecine, dont l’avenir ne tient qu’à un fil. Même chose pour les services d’urgence. Il en existe 600. Un chiffre sous lequel il ne faudrait pas descendre, au risque de dégrader le dispositif, selon l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). « On assiste à la métropolisation du système de santé. Une centralisation à moyens constants qui condamne des dizaines d’établissements menacés de devenir des coquilles vides », dénonce Rolland Vachon, membre du comité de défense des maternités et hôpitaux des Deux-Sèvres.

Sylvie Ducatteau

 

Appel en faveur des hôpitaux publics de territoire

De Vierzon, Le Blanc, Châteaudun, Tours, Nantes, Châtellerault-Loudun, Saint-Claude, Vire, Pithiviers, Thouars, Decize, Feurs, Creil, Concarneau, Decazeville… c’est par une longue liste de localités de toutes les régions que débute l’appel des élus locaux et des membres de la coordination nationale des comités de défense des maternités et des hôpitaux de proximité qui a recueilli 4 000 signatures en quelques jours. Cet appel s’adresse en premier lieu au président de la République. Il affirme l’égalité d’accès aux soins pour tous et demande expressément « le maintien et la réouverture des services hospitaliers publics partout en France, avec des moyens de fonctionnement suffisants, les moyens humains nécessaires, et l’arrêt des suppressions de lits ». Ses auteurs y affirment l’urgence « d’un programme d’investissements dédié aux centres hospitaliers publics de territoire disposant de services de médecine, de chirurgie, d’obstétrique, d’un laboratoire d’analyses biologiques et d’un service d’imagerie ». L’appel peut être signé sur 

Ma santé 2022 – Communiqué de la Coordination Nationale (12/10/2018)

Suite aux 30ièmes rencontres de la Coordination Nationale qui se sont tenues le week-end dernier à Luçon en Vendée, voici un communiqué concernant l’analyse du plan gouvernemental “Ma santé 2022” annoncé il y a quelques semaines à peine :

Version PDF à télécharger

Retour sur la manifestation nationale du 23 juin 2018

Retour sur la manifestation nationale du samedi 23 juin 2018 à Paris, à laquelle une délégation du Collectif pour l’Hôpital de Moûtiers s’était rendu :

Voici le résumé effectué par la Coordination Nationale :

2018-06-23 - bulletin spécial 23 juin 2018

PDF complet téléchargeable ici

Décret sur les urgences : Madame BUZYN met la population en danger (Communiqué de presse CGT Santé et action sociale)

CGT Santé et action sociale :

Une fois de plus, l’argument de la démographie médicale est utilisé  pour dégrader le fonctionnement des services d’urgence dans les hôpitaux de proximité. En fait, il s’agit de faire des économies comme toujours.
Ce décret autorise la présence d’un seul et unique médecin la nuit et peut-être la journée pour assurer à la fois les sorties du SMUR et l’accueil aux urgences. Quand le médecin parti avec le SMUR, parfois pour plusieurs heures, il est prévu de laisser seulement une infirmier.ère aux urgences qui devra attendre l’arrivée d’un médecin d’astreinte (pas forcément un urgentiste) et sans précision de son délai d’arrivée dans le décret.
Il s’agit clairement d’un fonctionnement dégradé qui peut mettre en danger les patient.e.s. En effet, la Ministre utilise une arithmétique simpliste qui ne correspond pas à la réalité de la médecine d’urgence. Le seul critère du nombre de passages la nuit est utilisé, sans considérer le temps de prise en charge du/de  la patient.e, qui est très variable selon la gravité du cas. Un.e seul.e patient.e peut, par exemple, mobiliser un médecin pendant plusieurs heures avant d’organiser son transfert dans un hôpital disposant du plateau technique nécessaire.
Par ailleurs cette logique est en contradiction complète avec la notion de service de « garde » d’urgence : le rôle du médecin et de l’équipe soignante des urgences n’est pas de gérer l’hospitalisation continue mais de surveiller la potentielle urgence vitale.
Les normes professionnelles de qualité et de sécurité prescrivent la nécessité que tout.e citoyen.ne soit à moins de 30 minutes d’un service d’urgence par un moyen de locomotion terrestre. A la suite des fermetures massives d’hôpitaux ces 20 dernières années, il ne reste plus que 650 services d’urgence en France, ce qui ne permet plus de respecter sur tout le territoire ce critère et provoque des inégalités de traitement de la population en fonction de son lieu de résidence.
Cet élément est important, car il s’agit d’un droit constitutionnel qui est bafoué par nos gouvernants !
Ce qui est grave, c’est qu’avant même la publication du décret, certaines Agences Régionales Santé, comme celle de Bourgogne Franche-Comté, ont déjà engagé le processus dans plusieurs hôpitaux de la région, comme celui de Clamecy.
La publication de ce décret ouvre la porte à une aggravation de la désertification sanitaire dans des territoires déjà très malmenés.
Cette situation est inacceptable.
Nous demandons solennellement à la Ministre d’annuler ce décret qui met gravement en danger la population et impose des conditions d’exercice inacceptables pour les médecins et les personnels soignants intéressés.
La Fédération CGT de la santé et de l’action sociale se donnera tous les moyens, y compris judiciaires, avec les personnels, les citoyens et les élus locaux pour que la population puisse bénéficier d’un réseau de services d’urgence de proximité dans les territoires, fonctionnant en toute sécurité, avec des médecins présents en nombre suffisant 24 H sur 24.

Montreuil, le 4 juin 2018

Communiqué de la Coordination Nationale (suite grève de la faim au Rouvray) – 01/06/2018

En raison d’une grève de la faim depuis plusieurs jours par du personnel soignant de l’hôpital du Rouvray (proche de Rouen), la Coordination Nationale diffuse ce communiqué de presse :

2018-06-01 - Coordination-Nationale - Communiqué le Rouvray

La Région Bourgogne Franche Comté dénonce le PRS

Comme partout en France, les Régions doivent voter les PRS (Programme Régional de Santé).

Voici l’intervention (source) de Claudy CHAUVELOT DUBAN (Vice-présidente du Conseil départemental de Haute-Saône en charge de l’Habitat et Conseillère régionale déléguée à la culture) lors de la venue de M. Pribille , Directeur Général de l’ARS :

Monsieur le Directeur de l’agence régionale de santé,

Je veux saluer la présence des collectifs et des personnels ici présents.
Leur présence montre leur inquiétude.

Je me limiterai au cas des urgences et de l’audit. Néanmoins, je remarque que maintenant, les GHT ont pour mission de fusionner et d’absorber les Hôpitaux de proximité.

Le PRS que vous venez nous présenter, préconise la fermeture du services des urgences de l’hôpital de Gray, tout comme celle de tous les Hôpitaux de proximité de BFC, et leur transformation en centre de consultations non programmées.

Et ce, au mépris du personnel et des patients, qui se manifeste depuis de très nombreux mois, à l’heure où de toutes parts dans le pays, gronde la colère des soignants, celle des élus des territoires où les services publics sont supprimés, où les EPHAD, les urgences, révèlent le malaise grandissant de l’organisation du système de soins en France.

Votre récente proposition, copié collé identique à tous les Hôpitaux concernés, consiste à faire croire que le service des urgences ne fermerait pas puisque le SMUR serait présent jour et nuit et en cas de sortie, un médecin formé à l’urgence en quelques jours… ferait le relais. A Gray, ce sont principalement des gériatres !
Cela ne convainc personne : la loi ne permet pas de conserver un service d’urgences sans urgentistes vous le savez bien !

C’est donc bien d’un Centre de consultations non programmées, qu’il s’agit, sans obligation de continuité de service, avec impact direct sur la structure de l’hôpital puisque c’est de sa fermeture qu’il s’agit ou de sa transformation en centre de longs séjours que vous préparez ainsi.

Le service des urgences n’est pas seulement la porte d’entrée de notre hôpital de proximité mais un facteur essentiel de l’existence de celui-ci.

Sa fermeture aura, non seulement un retentissement négatif sur l’environnement médical, psychologique, social et économique du bassin graylois, mais aussi, une destruction de l’égalité d’accès aux soins que la République doit à ses citoyens au nom de l’égalité et de la fraternité.

Sa fermeture contribuerait, si elle était mise en place, à désorganiser la bonne prise en charge des urgences pré hospitalières.

Ce sont les patients qui subiront les nouvelles contraintes imposées par cette fermeture et notamment ceux qui présentent les pathologies les plus lourdes.

À cette décision, s’ajoute un second audit en 3 ans pour palier le « déficit. »

L’hôpital, « devrait se gérer comme une entreprise » : mais il ne maîtrise ni ses flux, ni ses coûts de production, ni ses prix de vente, vend à perte et est donc, en déficit programmé car organisé par le Ministère pour mieux le fermer ! Et malgré ce déficit, il doit dégager des marges pour investir. Donc, on ferme des lits et on supprime du personnel. On se prive ainsi de recettes !

18,5 ETP supprimés et 18 lits de fermés pour cette année, alors que l’audit en préconisait 6 !

32 lits de fermés en 2 ans.

De 54 lits en médecine et SSR, il nous en reste 38 (8 SSR et 30 médecine).

Alors que des patients sont sur des brancards, alors que l’hôpital ne peut satisfaire les demandes d’hospitalisation.

Vous essayez vraiment de nous achever.

Alors , nous vous disons non !

Mais nous sommes des élus responsables

Aussi, Nous proposons, en lien avec la Communauté Médicale :

La création de 40 lits d’aval SSR, qui ne nécessite pas de travaux puisque nos chambres sont là et vides, proches du plateau de rééducation, et ce comme promis par votre prédécéceur, afin d’assurer la prise en charge adéquate des malades et de générer des recettes.

Pour les urgences, le service fonctionne avec 3 urgentistes en permanence la journée, nous proposons une organisation avec 2 urgentistes (1 SMUR et 1 sur site).

Et, je ne pense pas qu’en prenant les patients pour des clients, qu’en pressant les équipes comme des citrons et qu’en ne respectant pas leur métier, qu’en exigeant des durées d’hospitalisation réduites qu’on réglera le problème des finances de la France ! Bien au contraire car les effets induits de ces directives seront terribles.

Et je vous informe, que Présidente du conseil de surveillance, je n’ai pas prévu de réunir cette instance pour l’instant, au vu de la situation actuelle. Nous ne sommes pas écoutés, les équipes sont méprisées et les patients sont bafoués.
Et j’appelle mes collègues Présidents de Conseil de surveillance, à en faire tout autant. Je sais bien que cela ne vous plait pas, mais la solution est entre vos mains.

La santé est un droit et certainement pas un privilège : écoutez nous, prenez le temps de la concertation réelle sur chaque territoire, abandonnez cette vision rejetée par les femmes et les hommes qui vivent et veulent vivre dignement dans nos départements ruraux.

Vote de l’assemblée (avis) : défavorable  à l’unanimité

Le jour même (source), Marie-Guite DUFAY, la Présidente de la Région Bourgogne Rhône Alpes envoyait un courrier au 1er Ministre afin de l’alerter sur la situation :

Le Maire de Sedan appelle les élus à entrer en résistance

Alors que l’hôpital de Sedan (Proche de Charleville-Mézières) subit de plein fouet la même problématique qu’à Moûtiers, le Maire de la cité n’accepte pas le traitement infligé et entre en résistance.

Source : https://www.facebook.com/didier.herbillon/posts/10204485978785737

Retranscription :

Chers amis,
Dans mon combat pour défendre l’hôpital de Sedan, j’avais demandé une audience à Agnes Buzin, ministre de la Santé. Généralement dans ces cas là il est rare d’être reçu par le ministre, on l’est par le Directeur (trice ) de cabinet ou un très proche collaborateur. Pas cette fois, on me propose un entretien avec le délégué départemental de l’Agence Régionale de Santé… c’est à dire avec celui que je rencontre tous les quinze jours dans le cadre des « négociations « pour sauver ce qui peut l’être !!! Quel mépris de ce gouvernement pour les élus locaux et pour les territoires à dominante rurale et leur population !!! En vingt ans de politique je n’avais jamais connu cela!!!
Ce soir plus que jamais j’appelle à la mobilisation pour l’hôpital de Sedan. Jusqu’alors j’avais tenté d’adopter une position privilégiant la discussion. C’est terminé !! J’entre dans la résistance et j’appelle tous les élus de France et de Navarre dont les hôpitaux sont menacés ( et ils sont nombreux !!) à faire de même. Plus nous serons nombreux plus nous pèserons.

Coordination Nationale : Infos semaine 14 du 2 au 6 Avril 2018

COORDINATION NATIONALE des COMITÉS de DÉFENSE

Des HÔPITAUX et MATERNITÉS de proximité

INFOS Semaine 14 du 2 au 6 Avril 2018

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ… GRANVILLE… SEDAN-CHARLEVILLE MÉZIÈRES… IVRY/SEINE… TOURS… BERNAY… STRASBOURG… DOUAI… LIMOGES… SANTÉ… MATERNITÉS…DOUARNENEZ…

CULTURE ET SANTÉ…

L’austérité encore et encore, stop, çà suffit !

21 600 personnes ont signé, faites comme elles et faites connaître la pétition :

https://www.mesopinions.com/petition/sante/stop-catastrophe-sanitaire-annoncee-exigeons-acces/37000

plus de 6000 autres ont signé l’exemplaire ” papier” proposés par les militant.es des comités sur les marchés, dans les rues, les grandes surfaces, lors des manifestations syndicales, lors de réunions, d’assemblée générales:

2180 à Ruffec, 2000 à Châtellerault, 100 à Montluçon, 255 à Sainte Affrique, 550 à Douarnenez et sa région, 570 à Nantes, 450 à Sedan, 180 pour Concarneau ; 115 sont parvenues à notre siège à Lure.

QUELQUES COMMENTAIRES

· Je défends les services de proximité dans l’ensemble !!! Christine – Hudimesnil – Le 29/03/2018

· Pour arrêter la casse de notre système solidaire et efficient de santé Jacques – Mignaloux-beauvoir – Le 29/03/2018

· J’ai accouché à Sedan à 36 semaine s’ il n’y avait pas de service néo je sais pas si m’a fille serait encore là Claire – Sedan – Le 28/03/2018

· Parce que je défends une politique de santé qui soit portée par un service public partout -Frédérique – Chinon – Le 28/03/2018

· Les hôpitaux sont un service public et non un service marchand. Tous les citoyens ont le droit de se soigner quel que soit leur lieu de vie Valérie – Gap – Le 26/03/2018

INFOS 7 AVRIL

Pensez à transmettre vos photos, articles, vidéos sur vos initiatives du 7 avril pour le bulletin de la semaine prochaine.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

La mobilisation reste très forte pour conserver les urgences de Gray et refuser l’accueil de soins non programmés : tout le secteur est mobilisé, élus, personnels, populations, syndicats..

Etat des lieux sanitaire de Bourgogne Franche Comté

soirée débat réussie à Gray

 

http://www.coordination-nationale.org/regions/franchecomte/Arc%20Les%20Gray/CN-BOURGOGNE-FC-2018.pdf

PROJET RÉGIONAL DE SANTÉ DE BOURGOGNE -FRANCHE-COMTÉ :

le conseil municipal d’ AUTUN émet un avis défavorable.

http://www.coordination-nationale.org/regions/bourgogne/Autun/AUTUN%20DELIBERATION%20avril%202018.pdf

GRANVILLE

Le comité s’invite à la CME pour exiger le maintien du SMUR secondaire

https://www.youtube.com/watch?v=JI4AP23EMvE&feature=youtu.be

https://youtu.be/ZMtTzIIM4vY

SEDAN – CHARLEVILLE MÉZIÈRES

La lutte paie mais ce n’est pas encore gagné

Ainsi, après la réunion de l’ARS (Agence Régionale de Santé) avec des chefs de pôles et les 2

Présidents de Conseils de surveillance Boris Ravignon et Didier Herbillon, l’annonce du maintien des urgences de jour et de nuit, le maintien de la maternité ainsi que la promesse qu’elle ne sera pas déclassée viennent de tomber.

C’est le résultat de 3 mobilisations dont une manifestation de plus d’un millier de personnes le 24 mars qui n’ont cessé de se renforcer dans l’unité depuis le 12 février.

Toutefois, nous restons vigilants !

http://www.coordination-nationale.org/regions/champard/Sedan/Sedan%20-%20Communique%20du%2031%20Mars%202018.pdf

IVRY SUR SEINE

http://www.coordination-nationale.org/regions/Ile%20de%20France/Ivry/2018/IVRY%20-%20Debat%20Ehpad%20-%2012%20Avril%202018.pdf


TOURS

Concert de soutien au collectif 37 NSeD le 15 avril

http://www.coordination-nationale.org/regions/Centre/Collectif%2037%20NSED/Concert%20de%20soutien%20au%20collectif%2037%20NSED%20-%2015%20Avril%202018.pd

BERNAY

La population se bat pour garder sa maternité

“S’il n’y a plus de maternité, il n’y a plus personne” : dans l’Eure,
la commune de Bernay mobilisée pour sauver sa maternité

Ils veulent tout faire pour sauver la petite maternité de Bernay, dans l’Eure, que l’Agence régionale de santé (ARS) veut remplacer par un centre périnatal. Jeudi 29 mars, des élus du département sont reçus par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour discuter de ce dossier. Une pétition contre cette fermeture a recueilli plus de 2 000 signatures.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/recherche-d-emploi/fonction-publique/s-il-n-y-a-plus-de-maternite-il-n-y-a-plus-personne-dans-l-eure-la-commune-de-bernay-mobilisee-pour-sauver-sa-maternite_2678802.html

STRASBOURG

Des médecins protestent devant l’ars


https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/un-collectif-de-medecins-strasbourgeois-pret-a-porter-plainte-pour-sauver-l-hopital-public-1522046621

DOUAI

Ils entourent l’hôpital pour le « protéger »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/douai/douai-chaine-humaine-autour-hopital-menace-plan-economies-1454781.html

LIMOGES

Victoire partielle au chu


Après cinq jours sans manger, les quatre agents du CHU de Limoges ont cessé leur grève de la faim ce vendredi. Après avoir fait irruption au conseil de surveillance, ils ont obtenu une réunion de négociation avec à la clé, le recrutement de 17 équivalents temps pleins supplémentaires.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/les-grevistes-de-la-faim-du-chu-de-limoges-obtiennent-17-equivalents-temps-pleins-et-cessent-leur-mouvement-1490372281

SANTÈ

Déserts médicaux et financement les soins : une émission de Médiapart

https://www.youtube.com/watch?v=c6t5U4D5yJk&feature=player_embedded

MATERNITÉS

Le risque de l’éloignement dénoncé au

VIème Congrès National Conjoint ADELF / EMOIS de Montpellier 29 30 Mars:

L’éloignement géographique des maternités génère un risque supplémentaire pour certaines patientes. Le cas des naissances prématurées est particulièrement exemplaire de cette situation, couplé à d’autres facteurs de risque. La distance est également un élément clé dans la décision d’organisation du parcours des parturientes.

https://revuecoordnat.wordpress.com/2018/04/05/le-risque-de-leloignement-de-la-maternite/

DOUARNENEZ : CONDOLÉANCES

Le Comité des Usagers de l’Hôpital de Douarnenez, membre de la Coordination nationale, a la tristesse de vous annoncer le décès, vendredi, à l’issue d’une longue maladie, de Jean Le Goff, qui a été pendant de nombreuses années président du Comité et qui a participé à de nombreuses Rencontres de la Coordination, à de nombreuses manifestations organisées par la Coordination ou par des comités, et à la lutte pour la défense du service de chirurgie de l’Hôpital de Douarnenez. Ses obsèques seront célébrées mercredi matin.

CULTURE et SANTE…………en chanson

Hommage à Jacques Higelin (La croisade des enfants)

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

http://www.coordination-nationale.org/

L'hôpital, c'est vital