Le collectif pour l’hôpital de Moûtiers met en garde contre la désertification médicale – Le Dauphiné Libéré (22/04/2017)

Transcription :

Le collectif pour l’hôpital de Moûtiers met en garde contre la désertification médicale

Le collectif pour l’hôpital de Moûtiers avait convié les élus, les professionnels de santé et les acteurs économiques concernées par l’hôpital à une réunion, mercredi après-midi, pour faire un point sur l’évolution de l’offre de soins.
Après une intervention de Jean-Baptiste Martinot, maire de Bozel, le président de l’association, Bernard Fraissard, a rappelé les diverses actions déjà menées.
Les membres du collectif regrettent qu’une mobilisation, dans les stations et les autres communes plus montagnardes, n’ait pas eu lieu.
Les urgences et la chirurgie de Moûtiers ont été fermées en 2015. Les médecins du territoire déplorent une perte d’efficacité du dispositif hospitalier, un engorgement fréquent du site d’Albertville, un manque de moyens de transport (ambulances, hélicoptère) et une absence de coordination. Face à cette situation, certaines stations, telles que celles des Belleville, ont mis en place des structures pour répondre à la désertification. Mais elles ne peuvent pas remplacer un hôpital. Elles ont conscience de l’obligation faite aux maires de maintenir l’ordre et la sécurité publics. Les familles des touristes victimes d’accident subissent aussi le manque de moyen de transport pour atteindre l’hôpital. Les touristes sont de plus en plus attentifs à la qualité des services. Les habitants permanents sont aussi inquiets de ces lacunes médicales. Si la dernière saison hivernale a été calme en raison de l’arrivée tardive de la neige, les participants redoutent qu’un drame n’arrive suite à l’éloignement de l’hôpital et à la durée parfois longue pour l’atteindre. Le collectif suivra trois éléments importants du dossier. Tout d’abord, le projet médical du Cham (Centre hospitalier Albertville-Moûtiers) en cours d’élaboration, ensuite la position des élus issus des prochaines élections et enfin, l’application de la nouvelle loi montagne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *