Dans le ventre de l’hôpital – Arte (03/10/2017)

Diffusion ce soir à 20h50 sur la chaîne ARTE du reportage « Dans le ventre de l’hôpital ».

Résumé :

Au bloc opératoire de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, le « burn out » menace à tous les échelons. D’une intervention qui voit fuser les noms d’oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, le réalisateur Jérôme le Maire a su capter le mal-être général des soignants.

Le réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s’est familiarisé avec l’ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans les quatorze salles d’opération du bloc, chacune accueillant huit à dix interventions par jour au fil d’une organisation très complexe. Il a ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif professionnel chevronné, qui tient chaque jour entre ses mains la vie et la mort des patients. D’une intervention qui voit fuser les noms d’oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, il capte un mal-être général qui, des aides-soignantes aux chirurgiens, « déborde, déborde, déborde », comme le planning que les gestionnaires du service n’ont de cesse de vouloir « optimiser ». Entre deux prises de bec, les protagonistes confient leurs états d’âme ou leurs réflexions et s’accordent à reconnaître, en dépit de leurs différends, une commune origine à la pathologie qui les affecte tous. « Les conditions de travail se sont dégradées mais le travail, lui, ne doit pas se dégrader ». Car même si les patients semblent se réduire à la partie tranchée et recousue de leur anatomie, ces soignants n’oublient jamais la responsabilité extrême qui est la leur. La direction diligente alors un audit sur la qualité de vie au travail, qui se recentre bientôt sur l’analyse des « process » et de leur « efficience »…

Urgence

Cette fascinante tragi-comédie humaine dévoile au profane ce qu’il ne voit jamais d’ordinaire : la souffrance de ceux qui soignent, d’abord, mais aussi la réalité crue d’une salle d’opération, car le réalisateur y est accueilli comme un membre de la famille, devant qui on n’a pas besoin de cacher le linge sale. S’il pointe des causes maintes fois dénoncées par les syndicats – augmentation continue de la charge de travail, gestion technocratique imposée d’en haut, atomisation d’équipes autrefois soudées…–, Jérôme le Maire, en laissant s’exprimer des points de vue contradictoires, met aussi en évidence la complexité du problème. Ce portrait intensément vivant d’un hôpital au bord de la crise de nerfs se veut plus largement la métaphore d’un monde du travail ravagé par la perte de sens et désormais en état d’urgence, selon le livre de Pascal Chabot qui l’a inspiré, « Global burn-out ».

Voir l’émission en replay :

https://www.arte.tv/fr/videos/064508-000-A/dans-le-ventre-de-l-hopital/

Pétition nationale contre les déserts médicaux

Le cas de Moûtiers avec la fermeture progressive et régulière de nombreux services hospitalier et plus généralement de santé et ainsi la nécessité de se rendre à Albertville ou Bourg-Saint-Maurice pour de nombreux actes, n’est pas unique.

De nombreux autres déserts médicaux existent en France depuis des années et ce nombre, malheureusement, ne fait que qu’augmenter malgré les diverses couleurs politiques qui se sont succédées aux diverses instances décisionnaires, tant nationales que locales.

Sur le site CHANGE.ORG il existe une pétition nationale pour la création d’un réseau national de centres de santé afin de lutter contre les déserts médicaux.

L’initiateur de cette pétition, un médecin gériatre en exercice, sera reçu et auditionné au Conseil Économique et Social ce jeudi 14 septembre 2017.

Nous ne pouvons que vous encourager à signer la pétition :

https://www.change.org/p/un-réseau-national-de-centres-de-santé-pour-lutter-contre-les-déserts-médicaux

 

 

 

 

 

Forum des associations – Samedi 09/09/2017

Retrouvez le Collectif pour l’Hôpital de Moûtiers lors du forum des associations ce samedi 9 septembre 2017, de 10h à 17h.

Comme l’année dernière cela se passera au Complexe sportif Bardassier.
Le stand du Collectif se trouvera tout proche de l’entrée.

Les adhérents sont cordialement invités à venir aider à la tenue du stand, même un court instant.

L’hôpital public, la loi du marché (Envoyé Spécial sur France 2 le 07/09/2017)

Une enquête de Julie Pichot qui sera diffusée jeudi 7 septembre en première partie de soirée sur France 2. lors du magazine Envoyé Spécial présenté par Elise Lucet.

Productivité ! Rentabilité ! Management ! Equilibre budgétaire ! Ces règles d’or de l’entreprise privée s’appliquent désormais… à l’hôpital public.

Pour combler le déficit de la Sécurité sociale (6,1 milliards d’euros cette année), l’Etat impose aux médecins, infirmières, aides-soignants, directeurs, ces nouvelles méthodes de gestion. A ce chef de service réanimation, on demande, comme à un cadre du privé, de faire mieux avec moins de personnel et du matériel vieillissant. Ces infirmières, comme des ouvrières à la chaîne, doivent consacrer un temps calculé et limité à la toilette de leurs patients. Le directeur de cet hôpital, tel un patron de PME, tente lui de convaincre les banques de lui prêter de l’argent pour ne pas mettre la clé sous la porte !

Cette transformation radicale ne va pas sans casse. Manifestations, grèves, services surchargés, personnel surmené et déprimé. Jusqu’au suicide ou à l’erreur médicale. Des petits hôpitaux de région jusqu’aux CHU les plus réputés, des urgences du quotidien aux services de pointe, Julie Pichot a mené l’enquête dans des établissements où la pression économique menace la mission même de l’hôpital public.

Crédit photo © Charlotte Schousboe

Le centre hospitalier en convalescence – La Savoie (16/08/2017)

 

Article en lecture libre sur le site du journal La Savoie

Retranscription (si jamais l’article original venait à ne plus être consultable sur le site du journal) :

Le Cham lutte à tous les niveaux pour se réapproprier la patientèle de la région et retrouver des bases financières plus équilibrées. Le point avec sa directrice, Laurence Bernard.


Laurence Bernard a confiance en l’avenir estimant que c’est dans la difficulté que l’on trouve les solutions.

La rotation des effectifs est déjà complexe à gérer le reste de l’année, mais pendant les vacances, avec les congés… comment vous en sortez-vous ?

Il existe une grande solidarité des professionnels de santé pour que les uns et les autres puissent partir 15 jours sans fractionnement. Cela implique pour les personnels restants un seuil d’activité élevé. Nous nous organisons de manière à ce que ce soit vivable, en recourant à l’intérim notamment, mais c’est de plus en plus difficile car il n’existe plus une vraie baisse de l’activité au mois d’août comme c’était le cas il y a quelques années. Les gens consomment leurs vacances autrement et cela s’en ressent.

Les intérimaires doivent être sollicités de tous les côtés, vous en trouvez suffisamment ?

Paradoxalement, c’est hélas de plus en plus simple d’en recruter. Le marché du travail a beaucoup évolué avec une perte d’attractivité des temps plein. Beaucoup de praticiens se tournent sur l’intérim car il y a peu de charges et qu’ils sont bien rémunérés… presque trop bien ai-je envie de dire. Pour que la situation s’harmonise, il faudrait baisser la rémunération des intérimaires et revaloriser les carrières. Faute de quoi, la problématique du recrutement sera constante. C’est un sujet majeur.

Pour redorer l’image du Cham, vous avez lancé une grande campagne de communication. A-t-elle porté ses fruits ?

C’est excessivement difficile à évaluer. Pour s’assurer une communication au top, il nous manque la brique principale : le web. Notre nouveau site sort au mois de septembre, il a été totalement remanié et promet d’être beaucoup plus clair, lisible et didactique. Au demeurant, une politique de communication n’a pas de sens s’il n’y a pas des services de qualité derrière. En l’occurrence, certains signes semblent indiquer une dynamique de réappropriation : la population revient à l’hôpital pour beaucoup de soins et nous constatons une hausse sensibles des consultations : de 16100 en 2016 à 17500 en 2017 pour la période de janvier à mai. Je préfère résumer cette tendance à une confiance qui se réinstalle plutôt qu’à notre campagne de communication.

L’hôpital va donc financièrement mieux ?

Dire qu’il va se redresser à court terme, non, les difficultés sont structurelles et les efforts qui nous sont demandés sont trop importants par rapport à ce que nous sommes en mesure de consentir. Le Cham est très représentatif des problèmes rencontrés par les hôpitaux périphériques de ce pays avec une grande difficulté à recruter.

Vous êtes optimiste pour l’avenir ?

Nous traversons une période de mutation, mais c’est dans la difficulté que l’on trouve les solutions. Et puis nous avons tous les motifs d’espérer : la politique veut que nous allions vers plus de cohérence dans les années à venir, un élan soutenu par les travaux qui ont été réalisés et l’apport futur des technologies. J’attends beaucoup de la télémédecine.

Lors des vœux de fin d’année, vous regrettiez ne pas avoir pris assez de temps pour discuter avec le personnel… avez-vous pu inverser la tendance ?

Pas assez à mon goût, mais débarrassée des contingences immobilières, j’ai pu dégager davantage de temps pour ce dialogue social que j’estime essentiel. Ce n’est pas seule que nous trouvons les solutions, mais tous ensemble.

L’ambition d’un Hôpital des 3 Vallées à Moûtiers [Législatives 2017]

Quand le Collectif pour l’hôpital de Moûtiers s’est adressé aux 13 candidats aux législatives à travers 7 questions écrites, c’était dans sa constance à préconiser le retour à un hôpital de plein exercice et dans un contexte particulier : Administration de la santé campant sur ses positions, élus locaux désabusés, acteurs de santé et économiques absents.

Et puis, premiers signes encourageants, nous avons reçu 9 réponses argumentées sur 13 !

D‘abord, la photo et son commentaire illustrent la manière dont nous avons rendu compte des réponses : une lecture (reprise ci-joint sous forme de tableau) question par question dans l’ordre de réception des réponses des candidats, élaguées pour ne retenir que les passages afférents aux questions posées (les réponses intégrales peuvent vous être adressées à votre demande).

Et puis la constatation d’une convergence assez exceptionnelle d’analyses et d’orientation que vous allez découvrir dans la synthèse jointe :

Réponses téléchargeables ici (PDF)

Nous voulons croire que ces réponses n’étaient pas dictées par des visées électoralistes, mais qu’elles reflètent (développements à l’appui et réponse 7 en particulier) le constat de dégradation dans sa nouvelle organisation de l’offre de soins dans notre territoire.

Elles obligent enfin, au-delà de l’élection d’un seul candidat, à rassembler toutes les énergies et toutes les compétences sans esprit partisan pour gagner les services de l’État à cette vision partagée.

Le collectif est prêt à y prendre sa part, toute sa part !

Bonne lecture.

L'hôpital, c'est vital