Vote au conseil municipal d’Albertville d’une motion pour une direction commune CHAM/Chambéry

En direct ce soir (sur Youtube), à la fin du conseil municipal d’Albertville, vote d’une motion permettant une direction commune des 2 centres hospitaliers CHAM et CHMS (Chambéry) :

En espérant que le M de CHAM ne soit pas mis de côté à terme.
Voire surtout qu’il retrouve toute sa grandeur de l’époque !

Suite au rassemblement de ce jour

Le collectif pour l’hôpital de Moutiers et le collectif retraités CGT sur la dépendance se sont rassemblés cet après midi devant l’hôpital d’Albertville pour réaffirmer le rôle des usagers comme acteurs de leur parcours de santé et de l’association des citoyens à la gouvernance du système de santé ,…

Une délégation des 2 collectifs a été reçue pour demander l’état du projet médical des 2 centres hospitaliers et de la rénovation des Ehpads Claude Léger et des cordeliers.

Diaporama (réalisation Collectif retraités CGT) :

Faisons nous entendre devant l’hôpital d’Albertville (jeudi 03/05 à 13h30)

POUR COMPRENDRE L’APPEL du Collectif pour l’hôpital de Moûtiers (TOUS, le jeudi 3 Mai à 13h30 devant l’hôpital d’Albertville)

EN 2018, SAVEZ-VOUS OU VOUS DIRIGER POUR DES SOINS HOSPITALIERS ? VOTRE MÉDECIN DE FAMILLE LE SAIT-IL, ET VOUS PRÉSENTE-T-IL TOUTES LES SOLUTIONS POSSIBLES ?
ESPÉREZ-VOUS DES EHPAD D’ALBERTVILLE ET DE MOÛTIERS RECONSTRUITS, PROGRAMMÉS DÈS 2015 ?

Des élus nous font griefs de ce manque d’informations, mais la cause en est une regrettable réorganisation du CHAM, contraires à nos attentes à moyen terme, (*rétablissement de la chirurgie traumatique et des urgences à Moutiers) « hésitante » et inachevée !

QUE NOUS NE CESSONS DE QUESTIONNER … OÙ NOUS AVONS À PROPOSER

À NOUVEAU, EN URGENCE, REJOIGNEZ NOUS EN NOMBRE !

POUR EXIGER :
– d’être admis ce jour là comme AUDITEURS au Conseil de Surveillance du CHAM
– d’être au plus tôt reconnus comme REPRÉSENTANTS DES USAGERS dans cette instance de gouvernance du CHAM (une lettre en ce sens à été adressée au Maire d’Albertville, président du conseil de surveillance.

AUX MOTIFS :
– de notre constante implication dans la défense du site hospitalier de Moutiers, et des EHPAD Claude LEGER et des CORDELIERS en ce qui concerne le collectif des retraités CGT.
– de l’application de la Loi de modernisation du système de santé du 26 Janvier 2016 qui stipule « la réaffirmation du rôle des usagers comme acteurs de leur parcours de santé et de l’association des citoyens à la gouvernance du système de santé ,…»

IL FAUT SAVOIR :
– que le conseil de surveillance se prononce sur la stratégie et exerce le contrôle permanent de la gestion de l’établissement, qu’il délibère sur le projet d’établissement, qu’il donne un avis (entre autre) sur la politique d’amélioration continue de la qualité, de la sécurité des soins et de la gestion des risques ainsi que les conditions d’accueil et de prise en charge des usagers
– qu’il devrait (en principe), le 3 Mai, statuer (entre autre) sur le projet médical d’établissement (en retard et déterminant pour savoir ce qui sera proposé aux patients de nos deux hôpitaux), et sur le projet régional de santé (coiffant et régulant l’offre en santé pour les 5 années qui viennent), publié par l’Agence Régionale de Santé et soumis à consultation des communes, Conseil départemental et Régional jusqu’au 29 Avril 2018.

APRÈS AVOIR :
ALERTÉ à nouveau le Premier Ministre sur nos revendications locales d’amélioration des *dispositifs locaux de santé
SOLLICITÉ LES ÉLUS ET DES RESPONSABLES HOSPITALIERS (courriers, entrevues) NOUS SOMMES, DEPUIS PLUSIEURS MOIS, TENUS À L’ÉCART DE TOUTE INFORMATION SUR LES ÉVOLUTIONS (?) EN GESTATION. PLUS GRAVE, élus et professionnels de santé font de la rétention d’informations et entendant clairement concevoir SEULS cet avenir.

Nous récusons cet état de fait !

Car nous prenons au mot (en dénonçant les faux semblants) ce qui figure dans la loi, et rappelé dans le Projet Régional de Santé en cours de validation « …, elle vise dans un environnement en pleine évolution, 2 enjeux majeurs : permettre à chacun de prendre des décisions éclairées concernant sa propre santé ou celle d’un proche d’une part, renforcer la représentation et le rôle de l’expertise des usagers et des citoyens dans le système de santé d’autre part.
La mise en œuvre de ces orientations amènera à un changement de culture, dès lors que les usagers s’approprieront leurs droits et que l’ARS développera des actions d’information, de coordination et soutiendra des promoteurs d’actions innovantes sur le vaste champ de la démocratie en santé.

LE COLLECTIF DES RETRAITÉS CGT SUR LA DÉPENDANCE PARTAGE NOS REVENDICATIONS ET APPELLE AUSSI AU RASSEMBLEMENT DEVANT L’HÔPITAL D’ALBERTVILLE !
Il regroupe des représentants des différentes sections (Bourg St Maurice, basse Tarentaise, Combe de Savoie, Val D’Arly et Beaufortin) a travaillé sur l’ensemble du territoire les questions de l’accompagnement des Personnes Agées pour l’aide à l’autonomie…

Dr André PRIEUR, Président du Collectif pour l’Hôpital de Moûtiers (26/04/2018)

La Région Bourgogne Franche Comté dénonce le PRS

Comme partout en France, les Régions doivent voter les PRS (Programme Régional de Santé).

Voici l’intervention (source) de Claudy CHAUVELOT DUBAN (Vice-présidente du Conseil départemental de Haute-Saône en charge de l’Habitat et Conseillère régionale déléguée à la culture) lors de la venue de M. Pribille , Directeur Général de l’ARS :

Monsieur le Directeur de l’agence régionale de santé,

Je veux saluer la présence des collectifs et des personnels ici présents.
Leur présence montre leur inquiétude.

Je me limiterai au cas des urgences et de l’audit. Néanmoins, je remarque que maintenant, les GHT ont pour mission de fusionner et d’absorber les Hôpitaux de proximité.

Le PRS que vous venez nous présenter, préconise la fermeture du services des urgences de l’hôpital de Gray, tout comme celle de tous les Hôpitaux de proximité de BFC, et leur transformation en centre de consultations non programmées.

Et ce, au mépris du personnel et des patients, qui se manifeste depuis de très nombreux mois, à l’heure où de toutes parts dans le pays, gronde la colère des soignants, celle des élus des territoires où les services publics sont supprimés, où les EPHAD, les urgences, révèlent le malaise grandissant de l’organisation du système de soins en France.

Votre récente proposition, copié collé identique à tous les Hôpitaux concernés, consiste à faire croire que le service des urgences ne fermerait pas puisque le SMUR serait présent jour et nuit et en cas de sortie, un médecin formé à l’urgence en quelques jours… ferait le relais. A Gray, ce sont principalement des gériatres !
Cela ne convainc personne : la loi ne permet pas de conserver un service d’urgences sans urgentistes vous le savez bien !

C’est donc bien d’un Centre de consultations non programmées, qu’il s’agit, sans obligation de continuité de service, avec impact direct sur la structure de l’hôpital puisque c’est de sa fermeture qu’il s’agit ou de sa transformation en centre de longs séjours que vous préparez ainsi.

Le service des urgences n’est pas seulement la porte d’entrée de notre hôpital de proximité mais un facteur essentiel de l’existence de celui-ci.

Sa fermeture aura, non seulement un retentissement négatif sur l’environnement médical, psychologique, social et économique du bassin graylois, mais aussi, une destruction de l’égalité d’accès aux soins que la République doit à ses citoyens au nom de l’égalité et de la fraternité.

Sa fermeture contribuerait, si elle était mise en place, à désorganiser la bonne prise en charge des urgences pré hospitalières.

Ce sont les patients qui subiront les nouvelles contraintes imposées par cette fermeture et notamment ceux qui présentent les pathologies les plus lourdes.

À cette décision, s’ajoute un second audit en 3 ans pour palier le « déficit. »

L’hôpital, « devrait se gérer comme une entreprise » : mais il ne maîtrise ni ses flux, ni ses coûts de production, ni ses prix de vente, vend à perte et est donc, en déficit programmé car organisé par le Ministère pour mieux le fermer ! Et malgré ce déficit, il doit dégager des marges pour investir. Donc, on ferme des lits et on supprime du personnel. On se prive ainsi de recettes !

18,5 ETP supprimés et 18 lits de fermés pour cette année, alors que l’audit en préconisait 6 !

32 lits de fermés en 2 ans.

De 54 lits en médecine et SSR, il nous en reste 38 (8 SSR et 30 médecine).

Alors que des patients sont sur des brancards, alors que l’hôpital ne peut satisfaire les demandes d’hospitalisation.

Vous essayez vraiment de nous achever.

Alors , nous vous disons non !

Mais nous sommes des élus responsables

Aussi, Nous proposons, en lien avec la Communauté Médicale :

La création de 40 lits d’aval SSR, qui ne nécessite pas de travaux puisque nos chambres sont là et vides, proches du plateau de rééducation, et ce comme promis par votre prédécéceur, afin d’assurer la prise en charge adéquate des malades et de générer des recettes.

Pour les urgences, le service fonctionne avec 3 urgentistes en permanence la journée, nous proposons une organisation avec 2 urgentistes (1 SMUR et 1 sur site).

Et, je ne pense pas qu’en prenant les patients pour des clients, qu’en pressant les équipes comme des citrons et qu’en ne respectant pas leur métier, qu’en exigeant des durées d’hospitalisation réduites qu’on réglera le problème des finances de la France ! Bien au contraire car les effets induits de ces directives seront terribles.

Et je vous informe, que Présidente du conseil de surveillance, je n’ai pas prévu de réunir cette instance pour l’instant, au vu de la situation actuelle. Nous ne sommes pas écoutés, les équipes sont méprisées et les patients sont bafoués.
Et j’appelle mes collègues Présidents de Conseil de surveillance, à en faire tout autant. Je sais bien que cela ne vous plait pas, mais la solution est entre vos mains.

La santé est un droit et certainement pas un privilège : écoutez nous, prenez le temps de la concertation réelle sur chaque territoire, abandonnez cette vision rejetée par les femmes et les hommes qui vivent et veulent vivre dignement dans nos départements ruraux.

Vote de l’assemblée (avis) : défavorable  à l’unanimité

Le jour même (source), Marie-Guite DUFAY, la Présidente de la Région Bourgogne Rhône Alpes envoyait un courrier au 1er Ministre afin de l’alerter sur la situation :

L'hôpital, c'est vital