L’association « Collectif pour l’Hôpital de Moutiers » a été créée en décembre 2012.
Si vous souhaitez découvrir rapidement l’historique du collectif, rendez-vous sur la page de « Présentation rapide « .
Suite à la fermeture du service des urgences le 15/10/2015 et l’ouverture d’un centre d’accueil médical, nous souhaitons recueillir vos témoignages. Merci par avance.
Sinon, ci-dessous, l’ensemble des actualités …  rss_logo

Cherchez ce qu’il manque sur la photo – La Savoie (12/10/2017)

En passant quasi quotidiennement à l’arrière de l’hôpital d’Albertville, les yeux étaient inévitablement attirés par l’imposante structure du nouvel héliport, espérant un jour y voir atterrir un hélicoptère et par la même pouvoir annoncer la bonne nouvelle que l’héliport est enfin fonctionnel.

Rien depuis des mois, pas le moindre hélicoptère n’a été vu sur cette nouvelle structure.
A contrario, de nombreux hélicoptères se posaient toujours sur l’ancien héliport.

Et pourtant, lors de l’inauguration (en mars 2016) des nouveaux bâtiments construits à la va-vite, l’encadrement du C HAM était fier d’annoncer la prochaine construction de cet héliport qui améliorera vraiment le travail des équipes médicales.

Force est de constater que plus de 18 mois plus tard, rien n’est encore opérationnel.

Place à l’article de La Savoie évoquant cela :

Peut-être une explication par la direction du CHAM dans la prochaine édition ?

La Savoie va-t-elle devenir un désert médical ? – Le Dauphiné Libéré (10/10/2017)

Chaque article en plus grand/lisible :

L’agence régionale de santé et la députée Emilie Bonnivard s’opposent sur le bilan :

La ministre de la Santé interpellée à l’Assemblée :

A Albertville, quatre départs non remplacés, en deux ans (cf article publié à ce sujet il y a quelques semaines) :

 

Dans le ventre de l’hôpital – Arte (03/10/2017)

Diffusion ce soir à 20h50 sur la chaîne ARTE du reportage « Dans le ventre de l’hôpital ».

Résumé :

Au bloc opératoire de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, le « burn out » menace à tous les échelons. D’une intervention qui voit fuser les noms d’oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, le réalisateur Jérôme le Maire a su capter le mal-être général des soignants.

Le réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s’est familiarisé avec l’ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans les quatorze salles d’opération du bloc, chacune accueillant huit à dix interventions par jour au fil d’une organisation très complexe. Il a ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif professionnel chevronné, qui tient chaque jour entre ses mains la vie et la mort des patients. D’une intervention qui voit fuser les noms d’oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, il capte un mal-être général qui, des aides-soignantes aux chirurgiens, « déborde, déborde, déborde », comme le planning que les gestionnaires du service n’ont de cesse de vouloir « optimiser ». Entre deux prises de bec, les protagonistes confient leurs états d’âme ou leurs réflexions et s’accordent à reconnaître, en dépit de leurs différends, une commune origine à la pathologie qui les affecte tous. « Les conditions de travail se sont dégradées mais le travail, lui, ne doit pas se dégrader ». Car même si les patients semblent se réduire à la partie tranchée et recousue de leur anatomie, ces soignants n’oublient jamais la responsabilité extrême qui est la leur. La direction diligente alors un audit sur la qualité de vie au travail, qui se recentre bientôt sur l’analyse des « process » et de leur « efficience »…

Urgence

Cette fascinante tragi-comédie humaine dévoile au profane ce qu’il ne voit jamais d’ordinaire : la souffrance de ceux qui soignent, d’abord, mais aussi la réalité crue d’une salle d’opération, car le réalisateur y est accueilli comme un membre de la famille, devant qui on n’a pas besoin de cacher le linge sale. S’il pointe des causes maintes fois dénoncées par les syndicats – augmentation continue de la charge de travail, gestion technocratique imposée d’en haut, atomisation d’équipes autrefois soudées…–, Jérôme le Maire, en laissant s’exprimer des points de vue contradictoires, met aussi en évidence la complexité du problème. Ce portrait intensément vivant d’un hôpital au bord de la crise de nerfs se veut plus largement la métaphore d’un monde du travail ravagé par la perte de sens et désormais en état d’urgence, selon le livre de Pascal Chabot qui l’a inspiré, « Global burn-out ».

Voir l’émission en replay :

https://www.arte.tv/fr/videos/064508-000-A/dans-le-ventre-de-l-hopital/

Pétition nationale contre les déserts médicaux

Le cas de Moûtiers avec la fermeture progressive et régulière de nombreux services hospitalier et plus généralement de santé et ainsi la nécessité de se rendre à Albertville ou Bourg-Saint-Maurice pour de nombreux actes, n’est pas unique.

De nombreux autres déserts médicaux existent en France depuis des années et ce nombre, malheureusement, ne fait que qu’augmenter malgré les diverses couleurs politiques qui se sont succédées aux diverses instances décisionnaires, tant nationales que locales.

Sur le site CHANGE.ORG il existe une pétition nationale pour la création d’un réseau national de centres de santé afin de lutter contre les déserts médicaux.

L’initiateur de cette pétition, un médecin gériatre en exercice, sera reçu et auditionné au Conseil Économique et Social ce jeudi 14 septembre 2017.

Nous ne pouvons que vous encourager à signer la pétition :

https://www.change.org/p/un-réseau-national-de-centres-de-santé-pour-lutter-contre-les-déserts-médicaux

 

 

 

 

 

Forum des associations – Samedi 09/09/2017

Retrouvez le Collectif pour l’Hôpital de Moûtiers lors du forum des associations ce samedi 9 septembre 2017, de 10h à 17h.

Comme l’année dernière cela se passera au Complexe sportif Bardassier.
Le stand du Collectif se trouvera tout proche de l’entrée.

Les adhérents sont cordialement invités à venir aider à la tenue du stand, même un court instant.

L’hôpital public, la loi du marché (Envoyé Spécial sur France 2 le 07/09/2017)

Une enquête de Julie Pichot qui sera diffusée jeudi 7 septembre en première partie de soirée sur France 2. lors du magazine Envoyé Spécial présenté par Elise Lucet.

Productivité ! Rentabilité ! Management ! Equilibre budgétaire ! Ces règles d’or de l’entreprise privée s’appliquent désormais… à l’hôpital public.

Pour combler le déficit de la Sécurité sociale (6,1 milliards d’euros cette année), l’Etat impose aux médecins, infirmières, aides-soignants, directeurs, ces nouvelles méthodes de gestion. A ce chef de service réanimation, on demande, comme à un cadre du privé, de faire mieux avec moins de personnel et du matériel vieillissant. Ces infirmières, comme des ouvrières à la chaîne, doivent consacrer un temps calculé et limité à la toilette de leurs patients. Le directeur de cet hôpital, tel un patron de PME, tente lui de convaincre les banques de lui prêter de l’argent pour ne pas mettre la clé sous la porte !

Cette transformation radicale ne va pas sans casse. Manifestations, grèves, services surchargés, personnel surmené et déprimé. Jusqu’au suicide ou à l’erreur médicale. Des petits hôpitaux de région jusqu’aux CHU les plus réputés, des urgences du quotidien aux services de pointe, Julie Pichot a mené l’enquête dans des établissements où la pression économique menace la mission même de l’hôpital public.

Crédit photo © Charlotte Schousboe

L'hôpital, c'est vital